Session ordinaire au CCI Ivato : Dépenses faramineuses à plus de 3 800 000 Ar/j2 minutes de lecture

Session ordinaire au CCI Ivato : des dépenses faramineuses à plus de 3 800 000 Ar par jour Christine Razanamahasoa

La première session ordinaire de l’Assemblée Nationale a commencé hier 5 mai 2020, mais dans un contexte pas comme à l’accoutumée. Et pour cause, ladite cession va se tenir pour la première fois en dehors de l’hémicycle de Tsimbazaza. Celle-ci se déroulera au Centre de conférences internationales (CCI) d’Ivato.

Les députés au CCI Ivato : la faute au covid-19 !

Pour respecter les mesures de protection liées au coronavirus mises en place par le gouvernement, la première session ordinaire de l’Assemblée Nationale ne peut se tenir au Palais de Tsimbazaza. « L’exiguïté de l’hémicycle ne permet pas de respecter la distance de 1 m entre les personnes. » Explique Jean Michel Henri, Premier Questeur chargé de l’Administration et du Personnel de l’Assemblée nationale.

Lors des séances plénières, les 151 députés vont donc, exceptionnellement, siéger au CCI Ivato où la salle de conférence est largement spacieuse afin de faire respecter la distanciation de 1 mètre.

Les travaux parlementaires prévus pour cette session ordinaire se porteront notamment sur l’adoption de la loi de finances rectificative, de la ratification des Ordonnances présidentielles, du projet de loi sur l’agriculture biologique, du statut de l’opposition et de l’élection d’un membre de la CENI.

3 800 000 Ar par jour : la location de la salle de conférence au CCI

« Le tarif de location au CCI est de 3 800 000 ariary par jour », confie le député Lanto Rakotomanga. Si durant les 60 jours (conformément à l’article 75 de la Constitution), les travaux parlementaires comprenant les commissions et les séances plénières se tenaient au CCI Ivato, la facture pourrait donc s’élever aux environs de 228 000 000 ariary sans compter les frais annexes liés au transport et à l’hébergement des députés. Ces chiffres publiés par la chaîne de télévision Real TV, ont fait l’effet d’une douche froide.

Dans un contexte de crise sanitaire, ne vaut-il mieux pas préserver les dépenses publiques ? Pourquoi ne pas se tourner vers d’autres lieux, moins chers et au cœur d’Antananarivo, comme le Palais des Sports ou Antsahamanitra ? Ces questions et les tentatives de réponse qu’elles suscitent ne cessent d’enflammer les réseaux sociaux depuis la première session ordinaire de l’Assemblée Nationale.

Aujourd’hui encore, ces questions restent sans réponses satisfaisantes et les explications avancées à ce sujet sont de plus en plus floues. Face à ce manquement en matière d’information, certains acteurs politiques haussent le ton et exigent des éclaircissements.

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