Coronavirus & primes de risques : un ultimatum de 48 heures lancé par les agents de santé2 minutes de lecture

Coronavirus & primes de risques : un ultimatum de 48 heures lancé par les agents de santé

Selon Tribune Madagascar, les agents de santé responsables des prélèvements virologiques pour les tests de dépistage du coronavirus au Village Voara d’Andohotapenaka ont lancé un ultimatum de 2 jours au gouvernement afin qu’il réponde à leurs doléances concernant le paiement des primes de risques, sous peine d’une cessation des prélèvements pour les analyses virologiques qui pourrait paralyser le système de santé déjà en difficulté.

Versement des primes de risques sinon cessation des analyses virologiques !

Le porte-parole de ces agents de santé a annoncé que ces derniers réduiraient leurs effectifs et n’assureraient plus que le service minimum après 48 heures si le gouvernement ne répondait pas positivement à leurs demandes.

« Nous ne nous occuperons que des personnes contaminées souffrant de forme grave après l’expiration de notre ultimatum. Nous cesserons de faire les prélèvements pour les analyses virologiques ».

Parmi leurs nombreux griefs, on peut également noter le fait que les structures médicales ont de sérieuses difficultés à fournir des ÉPIS, exposant ainsi les agents de santé à une contamination au virus.

D’autres soignants dans des hôpitaux d’Antananarivo et des centres de santé régionaux haussent également le ton. « Le président nous a promis des indemnités de risque que nous attendons toujours jusqu’à maintenant. Si aucune solution n’est trouvée, nous organiserons une manifestation pour réclamer nos dus », confie un paramédical de l’hôpital HJRA d’Ampefiloha.

Madagascar a jusqu’à présent enregistré 11 895 cas de Covid-19 et 123 décès depuis l’annonce du premier cas dans le Pays en mois de mars.

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Les agents de santé, mais pas seulement…

La demande des soignants fait écho aux sentiments similaires d’autres travailleurs malgaches qui sont étouffés par les mesures de confinement mises en place par l’État. On pense notamment aux acteurs du tourisme qui réclament aux autorités « l’annulation de la collecte de toutes les obligations fiscales sans pénalité pour l’exercice 2020, et cela, jusqu’à l’ouverture de l’espace aérien, la suspension de la collecte des charges sociales et patronales, la prise en charge du chômage technique pour trois mois, la prolongation de la durée du chômage technique au-delà de six mois, le gel des loyers pour trois mois ».

L’État malgache a déjà reporté les dates butoirs de paiement des impôts pour le secteur du tourisme. Toutefois, cette disposition est loin de suffire aux sociétés qui ont déjà épuisé les épargnes qu’elles avaient entre leur main.

Il n’est pas sans rappeler que la crise sanitaire qui ébranle le secteur de l’emploi à Madagascar touche quasiment toutes les catégories professionnelles et tous les secteurs d’activité.

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