TAXIBE 163 194

La technique du « Sivana » : Les 163 et les 194 excèdent les passagers !

Aujourd’hui, le « taxi-be » est un mode de transport nécessaire pour les Malagasy. Compte tenu du niveau de vie qui s’effondre et les tarifs affichés par un taxi (30, voire 40 fois plus cher qu’un trajet en bus), le choix est vite fait !

Malheureusement, certains bus, notamment ceux de la coopérative Mirindra, profitent du « non-agissement » de la masse à leur dessein.

Le phénomène du « Sivana », une pratique illégale très prisée des 163 et des 194

Sources de conflits quotidiennes entre le chauffeur/receveur et les usagers, le « Sivana » (ou filtre  en français) est une pratique très répandue, surtout chez les bus 163 et 194.  Au lieu de compléter leur trajet vers le terminus, certains taxi-be de la coopérative Mirindra s’arrêtent à un arrêt intermédiaire et obligent les passagers à descendre.

Ce procédé illicite qui prend de plus en plus d’ampleur a récemment fait l’objet d’une pluie de réactions sur les réseaux sociaux, notamment Facebook.



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« Les services ne cessent de se dégrader ! » dixit la population

Cette technique vise à remplacer les passagers plusieurs fois durant leur trajet dans le but d’augmenter les recettes. En effet, un taxi-be transportant des passagers directs, « biriky » dans le jargon, est moins rentable que celui chargé de passagers déchargés à mi-chemin et substitués par d’autres qui finiront la deuxième moitié  du circuit.

Néanmoins, certains goals (receveur ou aide-chauffeur) sont parfois altruistes et ramènent les personnes âgées et les femmes enceintes jusqu’au Terminus.

Dans certains cas, il arrive même que certains taxi-be ne respectent pas le terminus, abandonnant les pauvres passagers à 2, voire 3 arrêts avant, malgré l’existence des cahiers des charges.

Comment mettre fin à cette conduite extra-légale ?

Pour venir à bout de ces agissements illicites, les passagers doivent adopter les bons gestes. La méthode la plus efficace reste la consignation du numéro d’immatriculation du taxi-be. Vous n’aurez ensuite qu’à porter plainte auprès de la coopérative Mirindra via mailing à l’adresse contact@mirindra.mg ou par téléphone au  032 03 668 66.

L’UCTU (L’Union des Coopératives des Transports Urbains) et l’ATT (Agence Des Transports Terrestres) sont également tenus de prendre toutes les dispositions utiles et nécessaires pour venir à bout de ces agissements qui détruisent l’image du transport public à Madagascar.

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