Situation carcérale à Madagascar conditions de détention inhumaines

Situation carcérale à Madagascar : conditions de détention inhumaines

La « surpopulation carcérale », ces termes, nous les entendons presque tous les jours dans les médias alors que nous n’y accordons aucune importance. Et pourtant ! Ce problème est particulièrement présent à Madagascar, en témoignent les rapports émanant d’Amnesty International.

Voici un état des lieux de la situation carcérale à Madagascar !

Dans son rapport annuel 2017/2018, Amnesty International expose qu’on dénombre actuellement dans la prison d’Antanimora, située dans la capitale, 2 850 détenus pour une capacité de 900 personnes. Le taux de surpopulation y avoisine les 30 %, tout comme celui de la prison de sécurité maximale de Tsiafahy qui, comme on l’a noté dans notre précédent article, est l’une des prisons les plus dangereuses du monde.

Lors de sa visite dans les centres de détention du pays, l’ONGI attirait l’attention sur les conditions inhumaines dans lesquelles les prisonniers vivaient, en raison de leur trop grand nombre, mais pas seulement ! Parc pénitentiaire en piteux état, traitements inhumains, passage à tabac, problèmes d’hygiène… voilà le quotidien des détenus malagasy.

Voici une vidéo d’Orange actu et d’Amnesty International qui témoigne de la situation carcérale à Madagascar !

Et cette problématique est loin d’être nouvelle ! Car des organes indépendants ont, d’ores et déjà, condamné les problèmes structurels qui sévissent au niveau des prisons malagasy par le passé. Hélas, force est de constater que la situation va de mal en pis. Aucune amélioration n’a été observée depuis plusieurs années alors que la surpopulation carcérale peut engendrer plusieurs conséquences néfastes !

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Plusieurs années avant d’être traduites en justice

Cet accroissement du nombre de prisonniers est essentiellement dû à une hausse du nombre de prévenus, c’est-à-dire en attente de jugement. Selon le rapport d’Amnesty International, 11 000 personnes ont été placées en détention préventive dans neuf établissements pénitentiaires du pays. De plus, les détenus en attente de jugement n’étaient séparés des « vrais » criminels dans aucune des prisons que l’ONGI a visité. Ce triste constat peut s’expliquer par les dysfonctionnements du système pénal malgache. Ceux qui en font les frais sont notamment les personnes les plus pauvres qui n’ont pas les moyens de se payer les services d’un avocat.

Les prisons malagasy montrent un impressionnant taux de mortalité : 129 détenus décédés en 2017 dans les prisons malgaches, dont 52 se trouvaient en détention préventive.

Les conséquences de la surpopulation carcérale

Bien au-delà d’un problème de nombre, la surpopulation carcérale peut engendrer des conséquences néfastes :

  • Des tensions et violences qui peuvent créer un terrain favorable à la radicalisation.
  • La souffrance des prisonniers: l’absence d’hygiène, le traitement inhumain des gardiens et le manque d’espace peuvent avoir des conséquences catastrophiques sur le moral des prisonniers. En témoigne le tristement taux de mortalité dans les prisons malagasy : 129 détenus décédés en 2017 dans les prisons malgaches, dont 52 se trouvaient en détention préventive.
  • Une grande charge de travail pour les agents pénitenciers: En effet, plus il y aura de prisonniers, plus les gardiens auront beaucoup de travail.
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