Sécurité routière à Antananarivo : contrôles drastiques des bus et des taxis2 minutes de lecture

Cette semaine, les éléments de la gendarmerie appuyés par la Police nationale contrôlent rigoureusement les papiers de bord ainsi que l’état des bus et des taxis de la capitale. Une initiative qui n’est pas du tout au gout des conducteurs.

On espère que ces mesures permettront d’endiguer la gabégie qui regne dans les transports en commun à Antananarivo.

Contrôle strict pour les « taxi-be »

Si vous n’êtes pas certain d’être en ordre ou d’avoir un véhicule en mauvais état, vérifiez bien tous les documents concernant votre véhicule. Dans le cadre de sa campagne pour améliorer la sécurité routière, la CUA va mener des contrôles concernant les véhicules en infraction. Pendant cette semaine de contrôles renforcés, les forces de l’ordre accorderont une attention particulière aux « taxi-be ».

Pour rappel, les automobilistes doivent être en possession de leur papier complet. Le véhicule ne doit pas être également dans un état vétuste. Si l’une de ces règles est enfreinte, le conducteur se verra retirer ses papiers. Le bus pourrait même être conduit à la fourrière.

Les taxis en danger

Ces dernières semaines, l’équipe de la Commune Urbaine d’Antananarivo a effectué des descentes régulières pour contrôler les contre-visites techniques des taxis-ville de la capitale. On se souvient particulièrement du contrôle drastique de la CUA le 27 juillet dernier où la demande de contre-visite de 350 véhicules a été enregistrée.  Certains taxis ont été aussi mis à la fourrière, d’autres se sont fait retirer leurs papiers.

Serait-ce la fin de ces « vieux » taxis qui font aussi l’image d’Antananarivo ?

La contre-visite assurée par l’OMAVET

La CUA va mandater la contre-visite à la société Omnium de Maintenance des Véhicules de Transports. Le contrat de partenariat entre les 2 parties a été ratifié lors d’un huis clos des conseillers municipaux à l’hôtel de ville à Analakely le 29 aout 2017. Cet accord a bien évidemment intrigué les opérateurs de transport en commun. Les chauffeurs de taxi redoutent que ce soit un prétexte pour les éradiquer, en effet, la grande majorité des taxis qui roulent à Antananarivo sont des vieilles voitures : les Renault 4, des Citroën 2CV, etc. Rappelons aussi que la CUA a déjà proposé de changer les voitures en état vétuste contre un véhicule neuf de 30 millions d’Ariary.

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