À Madagascar, l’ariary flanche, l’économie avec…2 minutes de lecture

À Madagascar, l’ariary flanche, l’économie avec…

Faisant désormais partie des pays les plus touchés par le coronavirus, Madagascar fait face à de graves difficultés économiques. Avec l’arrêt des grands secteurs d’activité pourvoyeurs de devises (mine, tourisme, pêche, textile…) et la croissance continue des importations (pétrole, riz, médicaments…), l’Ariary continue dans sa plongée profonde. Avec certainement de lourdes conséquences pour les ménages.

Ariary malgache : perte de plus de10 %

La semaine dernière, l’Ariary malgache a battu un record historique en s’échangeant à 4500 ariary pour 1 euro. Cette chute vertigineuse de la monnaie nationale aura des conséquences fâcheuses pour les entreprises et les Malgaches en général. Depuis le début de cette crise sanitaire, l’ariary a perdu plus de 10 % de sa valeur.

Par conséquent, si les acteurs de l’exportation peuvent profiter de cette dévaluation, avec une excellente compétitivité des prix, les entreprises qui importent, quant à elles, en pâtiront en matière de coûts de production. Cette dépréciation de l’Ariary risque fortement d’entraîner des faillites de société ainsi qu’une hausse du chômage si ce n’est déjà le cas.

Par ailleurs, le pouvoir d’achat des Malgaches va souffrir de l’inflation avec la hausse indéniable des prix.

Les économistes sont inquiets, la banque centrale rassure

Face à cette situation préoccupante, la banque centrale a tenté de rassurer : « cette dévaluation de l’ariary sur l’euro ne constitue pas une catastrophe pour le pays. », affirme Henri Rabarijohn. Et pour cause, le gouverneur de la banque centrale explique que la plupart des opérations commerciales s’effectuent en dollars. Or, l’ariary s’est faiblement déprécié au regard de la monnaie américaine.

« Les gens s’inquiètent de cette dévaluation étant donné que les Malgaches ont plus d’affinités avec l’euro que le dollar, » précise Henri Rabarijohn et de rajouter, « le riz et le pétrole qu’on importe sont réglés en dollar. Le risque d’inflation est donc peu probable ».

Un discours qui diverge des prévisions de l’économiste Rado Ratobisaona qui prévoit une hausse du coût de la vie ainsi qu’un risque d’inflation sur les produits d’import comme les PPN non fabriqués sur la Grande Ile.

Depuis le début de l’année, l’ariary a connu une forte dévalorisation, passant de 3990 ariary pour un euro à plus de 4540. Au marché noir, l’euro s’échange actuellement à 4100 ariary à l’achat et à 4200 ariary à la vente pour le plus grand bonheur des spéculateurs et des couches aisées.

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