Au secours ! Invasion de charrettes à Antananarivo2 minutes de lecture

Au secours ! Invasion de charrettes à Tana

3 personnes tirent une charrette à Andravoahangy en face de la centrale JIRAMA (Tana Water Front). L’un tire par devant, les deux autres poussent par-derrière. Ils transportent une dizaine de sacs de riz pour un grossiste situé à Ankazomanga. En se déplaçant sur la chaussée, les 3 transporteurs ne se préoccupent guère des autres usagers de la route, à savoir les automobilistes et les motards, malgré les incessants klaxons et blâmes de ces derniers. Et puisque la route est très étroite, les véhicules n’ont pas la possibilité de doubler la charrette au risque d’entrer en collision avec les voitures qui roulent en sens inverse. Conséquence, un embouteillage monstre qui peut durer jusqu’à une demi-heure.

Une situation qui exacerbe les automobilistes

Ce genre de situation n’est pas inédit dans la ville des Milles. On a toujours prétexté que les embouteillages à Antananarivo étaient causés principalement par le manque d’infrastructure et l’accroissement du nombre de véhicules. Que nenni ! À vrai dire, ce sont ces pousses-pousses et ces charrettes qui sont les principales sources des bouchons.

« Ces transporteurs se moquent totalement même si vous les klaxonnez. Ils ne se soucient guère de vos signalements et continuent lentement leur route comme si de rien n’était. Et si vous leur demandez de vous laisser la voie libre, ils vous lancent des insultes à la figure. N’existe-t-il pas des lois pour réglementer les charrettes et les pousse-pousse à Antananarivo ? » s’insurge Gaston, un automobiliste qui emprunte régulièrement la route reliant Andravoahangy et 67 ha.

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Dictat des charrettes à bras dans les rues d’Antananarivo

Qu’elles soient à traction animale ou à traction humaine, les charrettes pullulent partout dans la capitale sans que les autorités gouvernementales et communales agissent. « Les agents de police qui régulent la circulation ne prennent pas les mesures adéquates concernant ce mode de transport alors qu’ils s’empressent de donner une contravention aux taxi-be qui se stationnent plus d’une minute dans un arrêt. » confie un chauffeur de TAXI-BE.

Dans le passé, la Commune Urbaine d’Antananarivo a déjà tenté de limiter l’heure des circulations de ces véhicules à tractions. En vain. Cette mesure était difficilement applicable.

Bref, le nombre de charrettes qui circulent à Tana n’est pas près de baisser. Il faut dire que ce phénomène a le vent en poupe. En effet, les Malagasy préférèrent aujourd’hui se tourner vers des charretiers qui proposent des tarifs attractifs que vers les propriétaires de camions qui sont obligés de réviser leur prix à cause du coût du carburant qui monte en flèche.

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