Antananarivo a besoin d’une brigade « anti-pipi » !3 minutes de lecture

Antananarivo a besoin d’un brigade anti-pipi

L’urine et son convoi d’odeurs nauséabondes pourraient bien, si des mesures ne sont pas prises, ternir encore plus l’image de la capitale. Cette pollution est en nette augmentation et inquiète de plus en plus de Tananariviens qui s’adonnent régulièrement à la délation sur les réseaux sociaux.

Cela fait plusieurs années que cette mauvaise habitude d’uriner dans la rue empoisonne la Ville des Milles. Même si cet acte d’incivilité peut emmener directement en garde vue rien n’y fait, le phénomène continue à s’amplifier. Tsaralalàna, Analakely, 67 ha, Andravoahangy, Besarety, Anosibe, Andavamamba… ces quartiers sont chaque jour touchés par cette pollution et c’est sans compter les coins de rues furtives, dite « ruelle à pisse » où, généralement, ce sont des hommes qui lâchent leur forfait urinaire.

Pourtant, des graffitis ou des panneaux dissuasifs pullulent dans les ruelles d’Antananarivo : « Alika no mamany eto », « Fady mipipi eto », « Mamany : dina AR10000 + daroka »…

« Je choisis généralement des ruelles sombres à l’abri des regards pour faire ce vilain geste. »

Faute de toilettes publiques, certains Tananariviens soulagent leurs vessies sur les voies publiques. « Oui, je le fais souvent. Puisque les w.c. publics manquent à Tanà. On est alors forcé de faire pipi dans la rue. Je choisis généralement des ruelles sombres à l’abri des regards pour faire ce vilain geste. » Explique Andry, un chauffeur de taxi à Antanimena.

Comme lui, les personnes, et surtout les hommes, qui s’adonnent à cette pratique sont nombreuses pour uriner partout où le besoin se fait sentir. Sur les trottoirs, dans un jardin public, entre 2 voitures, derrière un buisson… les belles rues d’Antananarivo sont de plus en plus confondues avec des w.c. à ciel ouvert.

Le spectacle est affligeant, comme le confie Mialy, une automobiliste qui passe souvent par Tsaralalàna. « Je vois chaque jour des hommes debout sur le trottoir sortir leur truc pour uriner sans gêne. Vraiment, ça me met très mal à l’aise. »

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Mise en place d’une brigade « anti-pipi » et construction de w.c. publics

L’épanchement d’urine sauvage est un acte d’incivilité qui détériore la qualité et perturbe l’usage des espaces verts et les lieux publics. La première solution pour endiguer ce fléau est l’adoption d’une attitude responsable.

C’est pourquoi la municipalité d’Antananarivo doit lancer une campagne de sensibilisation pour lutter contre les incivilités, dont le fait d’uriner ou jeter des ordures sur la voie publique. Elle devra également se doter de nouveaux équipements pour inciter à un meilleur respect de l’environnement : construction de w.c. publics, installation de sanisette, ajout de poubelles…

Dans le cadre de la lutte contre les incivilités, la municipalité doit aussi fixer des amendes pour les personnes qui prennent les rues d’Antananarivo pour des w.c. publics. Pour ce faire, la commune doit renforcer ses équipes pour verbaliser les « pisseurs », quitte à faire appel aux forces de l’ordre.

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