Jeunes en rollers : l’État attend-t-il un accident grave pour réagir ?3 minutes de lecture

Jeunes en rollers : l’État attend-t-il un accident grave pour réagir ?

Les rollers à Antananarivo : un danger public ! Ils ont envahi les trottoirs et surtout les rues d’Antananarivo, les rollers sont devenus en quelques années le nouveau « joujou » en vogue des jeunes pour se déplacer en ville.

Dans la capitale, ils sont devenus au centre des conversations, et accusés également de tous les maux. Ils sont revenus au-devant de l’actualité suite aux multiples plaintes des Tananariviens sur les réseaux sociaux. Les plus grandes artères d’Antananarivo sont actuellement envahies par des jeunes qui roulent sur des rollers. Ils font la course et s’accrochent aux voitures pour plus de sensations fortes. Sans kits de protection, ils pratiquent cette activité en méprisant les risques d’accidents graves. Se pose donc la question de la régulation de cet engin ludique, et de la sensibilisation des adolescents (et leurs parents) à ses dangers.

Les personnes en rollers sont des piétons !

Selon le Code de la route, les utilisateurs d’engins à roulettes comme les skates ou les rollers sont considérés comme des « piétons à roulettes ». En ce sens, ils sont tenus de respecter les mêmes règles de circulation que les piétons.

Les personnes en rollers sont interdites de rouler sur la chaussée. Elles doivent rester sur les trottoirs, à condition de respecter les autres piétons et de ne pas rouler trop vite. Un piéton se déplace généralement entre 3 et 4 km/h, or la vitesse de 20 km peut facilement être atteinte en rollers. La cohabitation sur les aires piétonnes peut ainsi se révéler difficile et être source de collisions.

Les risques liés à l’utilisation des rollers à Antananarivo

À Antanimena, 67 ha, Analakely, Analamahintsy, Ankadifotsy, les usagers de la route estiment que les rollers deviennent un problème de santé public, vu leur nombre croissant. Ainsi, doit-on estimer que les patins à roulettes pourraient devenir un risque pour la sécurité de tout le monde ?

Le danger principal des rollers, ce sont les accidents avec les voitures. Antananarivo est encore en retard en matière d’infrastructures et de réglementations. Les trottoirs sont, pour la plupart, quasi inexistants, envahis par les marchands de rues et ne respectent pas les normes. Circuler en rollers dans la capitale s’avère alors dangereux.

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Mieux vaut prévenir que guérir

Face à l’affluence de ces engins à roulettes, les accidents peuvent être nombreux. Plus de 30 % des automobilistes interrogés avouent avoir failli percuter un adolescent en roller.

Les rollers à Antananarivo : un danger public !

Si les chiffres précis concernant les accidents en rollers ne sont pour l’heure pas connus en raison de la nouveauté du phénomène, l’insouciance et le mépris du danger manifestés par ces ados à roulettes devraient augmenter la méfiance des Tananariviens vis-à-vis de ce mode de transport bien souvent décrié. Les rollers sont actuellement une source de désordre pour les habitants d’Antananarivo. Ces derniers estiment d’ailleurs qu’il est vital de mettre en place une réglementation plus stricte.

L’état attend-t-il un drame pour réagir ? Au vu des faits, la seule solution consiste à interdire momentanément la circulation de ses engins à roulette en ville jusqu’à la mise en place d’infrastructures adaptées.

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