Justice populaire à Madagascar

Stop au « fitsaram-bahoaka » ou justice populaire à Madagascar !

Le « Fitsaram-bahoaka » : voici un terme devenu tellement populaire dans la société malagasy actuellement. Face aux innombrables cas d’insécurité, le « fokonolona » n’a plus recourt aux services des autorités, mais préfère eux même se venger des malfaiteurs. Au cours de ces dernières années, des cas de justice populaire, aussi connu sous l’appellation de vindicte populaire, se sont succédé pour faire La Une des faits divers à Madagascar.

Qu’est-ce que la vindicte populaire ?

Pour faire simple, la justice populaire est la punition d’un crime au nom du peuple. Malheureusement, les personnes impliquées dans cette pratique peuvent faire l’objet d’une poursuite judiciaire. Le « fitsaram-bahoaka » est donc un acte illégal. De plus, aucun pays ne l’a pas encore autorisé.

Le principal problème avec la justice populaire, c’est que cette action peut faire des victimes et punir à tort des innocents. La population est tellement emportée par la colère qu’elle ne considère plus les limites.

Autrefois à Madagascar, il existait une forme de justice ancestrale qui s’appelait le « dina ». Ce dernier est l’ensemble des règles appliquées au niveau local, décidées par l’assemblée des villageois. Il consistait à infliger des sanctions lorsque quelqu’un commettait un délit. À la base, le « dina » consistait à payer une amende, mais aujourd’hui cela s’est empiré en violence physique de toute forme. Parmi les cas les plus médiatisés de justice populaire à Madagascar, figure notamment le lynchage de la femme battue et brulée à Mananjary pour avoir jeté de la viande de porc dans un « Doany ». Le cas des 2 ressortissants français brûlés vif à Nosy-be, accusés de pédophilies, il y a quelques années, a également marqué les esprits.

Pourquoi le nombre de justices populaires à Madagascar accroit-il de jour en jour ?

La multiplication des cas de justice populaire à Madagascar peut se traduire par le manque de confiance de la population envers les forces de l’ordre et les autorités de justice. La population malagasy considère que les forces de l’ordre n’exercent pas assez leurs fonctions. Selon les Malagasy, la justice dans le pays est totalement corrompue et n’est pas digne de confiance. La pratique du « fitsaram-bahoaka » à Madagascar accroit ainsi de jour en jour, car la population pense que les criminels ne recevront pas la punition qu’ils méritent. Autre cause de la vindicte populaire à Madagascar : l’insécurité qui règne en maître dans le pays en ce moment. Les Malagasy ne se sentent plus en sécurité et libèrent leur colère dès qu’ils en ont l’occasion.

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Comment lutter contre la justice populaire à Madagascar ?

Les seules solutions afin d’éradiquer le « fitsaram-bahoaka » à Madagascar ne peuvent venir que de l’État. Le renforcement de la sécurité serait la première solution. De ce fait, la population sera plus rassurée. Une lourde peine pour ceux qui pratiquent le lynchage public devrait également être mise en place.

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