Le père du « Drone vita gasy » nous parle de son invention2 minutes de lecture

interview mada-actus.info

Heritier Ramasy, le créateur du « Drone vita gasy » est l’invité de Mada-actus.info. Il va nous parler de son projet qui en même temps, faisait l’objet de son mémoire de fin d’études à l’école supérieure polytechnique d’Antananarivo.

ramasy heritierMada-Actus.Info (M.A.) : Pouvez-vous nous parler de votre création : le « Drone vita gasy » ?

Heritier Ramasy (H.R.) : Le drone que j’ai construit est un prototype qui avait fait l’objet de mon mémoire de fin d’études en vue d’obtenir mon diplôme d’ingénieur à l’école supérieure polytechnique d’Antananarivo en filière télécommunication ; mémoire qui a été soutenue le 6 avril 2017.

 

M.A. : Et pourquoi avoir choisi ce projet plutôt qu’un autre ?

H.R. : En fait, j’ai choisi ce projet pour deux raisons : tout d’abord, je suis passionné par la manipulation des radios modèles (les voitures téléguidées) depuis mon jeune âge. Et vu qu’en ce moment on parle beaucoup de drones, je me suis orienté là-dessus. Ensuite, j’aime bien faire du bricolage en tout genre et par ce travail je voulais prouver que même ici à Madagascar nous pouvons innover en utilisant les moyens dont nous disposons.

 

M.A. : Alors, « Drone vita gasy », c’est fini ou envisagez-vous d’aller un peu plus loin dans ce projet ?

H.R. : A ce stade, le prototype est déjà en bon état de marche. Mais le travail est encore loin d’être terminé. Mon prochain défi sera de rendre ce drone autonome et le doter d’une certaine intelligence afin qu’il puisse éviter des obstacles par exemple. Tout cela va nécessiter plusieurs matériels dont je ne dispose pas encore en ce moment ; mais j’y travaille .

drone vita gasy

M.A. :  D’accord, et est-ce que vous envisagez de déposer un brevet pour votre invention ?

H.R. : Jusqu’ici, je n’ai pas encore déposé de brevet, mais j’en ai déjà parlé à plusieurs personnes qui en savent plus que moi en termes de propriété intellectuelle et je crois que ça ne saurait tarder.

 

M.A : D’accord, notre interview touche à sa fin, mais avant de nous séparer, avez-vous un message particulier à lancer à notre jeune génération ?

 

H.R : Oui, merci beaucoup, c’était un plaisir de répondre à vos questions. Le message que je voudrais passer aux jeunes de mon âge c’est : « d’arrêter de penser que l’innovation est la besogne des pays développés. Nous ne sommes pas obligés d’être de simples utilisateurs ». J’encourage aussi les milliers de jeunes comme moi qui essayent de créer à continuer leur travail jusqu’à l’obtention de produits qui feront la fierté de notre pays.

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