Manjaka, une jeune prosituée Malgache-

Manjaka, une Malagasy contrainte à se prostituer pour survivre

Découvrez ce reportage portant sur une Malagasy qui se prostitue pour subvenir à ses besoins et à ceux de Yoan, son petit garçon de 4 ans.

Manjaka est une jeune fille de 24 ans et vit dans un quartier de 67 ha. Elle a trouvé dans la prostitution un moyen de survie dans ce contexte de crise économique à Madagascar. Quand l’économie du pays a sombré, le père de son fils est parti à Toamasina pour y trouver du travail. Il a promis d’envoyer de l’argent.

« Il m’a dit : “Je vous emmènerais là-bas une fois que j’aurais plus d’argent”. […] Il est parti, et depuis, je n’ai plus eu de nouvelles », se souvient Manjaka.

Ainsi, depuis ses 21 ans, Manjaka devait vendre son corps.

« Je préfère me prostituer que de voir mon fils mendier pour manger ou se coucher le ventre vide », explique Manjaka.

Manjaka vit dans une petite pièce de 15 mètres carrés avec son fils. Ils n’ont qu’un lit monoplace et une commode pour contenir la garde-robe de la jeune maman.

De lundi à samedi, Manjaka part à Tsaralalàna, Antaninarenina et aux alentours pour vendre son corps. Une journée de travail représente environ 8 bonnes heures. Si elle réussit à séduire les clients, elle gagnera 40 000 ariary par heure.

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Si la semaine est « bonne », elle peut toucher jusqu’à 280 000 ariary. Toutefois, Manjaka assure que cela ne suffit pas, bien que cette somme dépasse de loin le salaire moyen à Madagascar.

Compte tenu des écolages de son fils (environ 60 000 ariary par mois) et ses dépenses quotidiennes (15 000 à 20 000 ariary), Manjaka est loin de mener une vie de château.

« Si aujourd’hui je peux manger une bonne pizza avec mon fils, je me demande : “Que vais-je manger demain ?” », a avoué Manjaka.

Et de préciser que bon nombre de Malagasy pensent que la prostitution est un métier relativement facile.

« Certes, la prostitution à Madagascar fait gagner plus d’argent qu’un autre travail, mais je vous assure qu’elle n’apporte ni luxe ni confort », a ajouté la femme.

La jeune femme est visiblement affligée.

« Ma situation me fait souffrir. D’un, parce que je dois offrir mon corps à un inconnu chaque soir pour pouvoir manger. Et de deux, car j’ai peur que mon fils sache tôt ou tard ce que je fais dans la vie. », se plaint-elle.

Manjaka la prosituée Malagasy et son filsManjaka mène donc une double vie.

« Je dis à mon fils que je travaille dans un call-center lorsque je pars le soir », dit-elle, ajoutant que ses voisins ne savent pas encore ce qu’elle fait dans la vie.

Cette jeune maman est aujourd’hui un cœur à prendre.

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Et elle espére que le grand Amour frappera un jour à sa porte.

« J’ai connu à peu près 5 relations assez sérieuses mais bon, elles se sont soldées par des échecs. Aujourd’hui, je cherche un homme assez convenable qui pourra subvenir à mes besoins et à ceux de  mon Yoan. », confie la jeune prostituée.

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