Comment se protéger du VIH/SIDA ? 1 décembre

Journée mondiale contre le SIDA : Comment se protéger du VIH ?

Vers le milieu des années 90, des traitements ont été mis au point afin de réduire la propagation du virus du SIDA dans le corps d’une personne séropositive. Cependant, ces solutions n’éliminent en rien les risques de contamination. La prévention demeure toujours la meilleure protection. Et pour éviter toute infection au VIH, plusieurs solutions existent, notamment la prévention combinée qui consiste à faire appel à toutes les stratégies existantes pour se protéger soi-même ainsi que les autres.

Le préservatif : l’incontournable contre le VIH

Depuis près de huit millénaires, l’homme utilise le préservatif pour sa principale fonction : le protéger des maladies sexuellement transmissibles. Actuellement, tout le monde est amené à en mettre un, homme ou femme hétérosexuel(le), homosexuel(le) ou bisexuel(le). La raison est que le condom est la protection la plus simple, la plus fiable et la plus accessible du fait de sa gratuité qui a pour intérêt de promouvoir son utilisation par le plus grand nombre.

D’ailleurs, dans cet objectif, le préservatif est proposé pour satisfaire tous les goûts. Avant tout, il y en a pour les femmes et les hommes. Il existe également pour toutes les tailles avec différentes caractéristiques : condoms nervurés, perlés ou parfumés (vanille, fruit, chocolat…). D’autres offrent des sensations plus stimulantes grâce à une épaisseur fine ou un effet de chaleur augmentant un peu plus le plaisir.

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Le dépistage : une prévention à tout moment de la vie

Pour toute personne ayant une vie sexuelle active, homme ou femme, faire un dépistage est une étape importante. Ce test permet de connaître son statut sérologique, une information que tout individu doit avoir à disposition pour qu’il puisse adopter les mesures le protégeant et protégeant également son ou ses partenaire(s), voire son entourage.Comment se protéger du VIH/SIDA ? 1 décembreD’un point de vue individuel, cet examen sérologique est crucial pour bénéficier d’une prise en charge médicale rapide, dans le cas d’une infection au VIH, et maintenir son espérance de vie tout en conservant au maximum la qualité de celle-ci. D’un point de vue collectif, si le dépistage est positif, le sidéen adapte ainsi ses habitudes en posant des balises limitant la transmission vers les autres.

Par ailleurs, bon nombre de séropositifs sont dans le déni de leur statut positif au VIH. Ce comportement, qui est dans une certaine mesure « irresponsable », contribue grandement à la diffusion de l’épidémie de SIDA. Toutefois, pour restreindre ce genre d’inconscience, l’offre de dépistage s’est diversifiée ces dernières années. Cette multiplicité des méthodes de test sérologique au VIH permet à tout un chacun de disposer d’un moyen de connaître son statut.

Les technologies ont bien évolué et cela a largement participé à la simplification des techniques de dépistage démédicalisés pour que tous les professionnels de santé (ayant au minimum suivi une formation) puissent effectuer un test à résultat rapide : le TROD ou Test Rapide à Orientation Diagnostique. Ces dispositifs simples permettent de faire un examen dit délocalisé, car il ne nécessite aucun environnement médical. La conséquence de ce progrès est une ouverture du dépistage à toutes les personnes, hommes ou femmes de toutes orientations sexuelles.

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Les traitements antirétroviraux : protéger les autres

Comment se protéger du VIH/SIDA ? 1 décembreCes traitements ont pour fonction d’empêcher la multiplication du VIH chez les personnes infectées. Mais, il s’avère aussi que ces solutions limitent la transmission du virus.

1) TasP (Traitement comme Prévention)

Pour comprendre le fonctionnement du TasP, il est essentiel de voir comment se passe la transmission du VIH. Celle-ci s’opère par rapport au nombre de copies du virus (charge virale) dans le corps de la personne séropositive. Si ce nombre est faible, les risques de contamination le sont également. En ce sens, si le traitement est pris au bon moment et qu’il prend effet, la charge virale peut ne pas être décelée, ce qui implique que le virus n’est pas détecté dans le sang, entraînant par la suite la quasi-absence de transmission du VIH lors d’un rapport sexuel.

2) TPE (Traitement Post-Exposition)

Ce traitement est indiqué aux personnes séronégatives exposées à un risque élevé d’infection au virus du SIDA (ex : relation sexuelle avec un partenaire séropositif). La prise doit se faire dans les heures qui suivent ou, tout au plus, 72 heures après l’exposition au VIH. La mise en place de l’infection s’en trouve ainsi stoppé dès les premières heures. Néanmoins, un suivi est nécessaire pendant 1 mois, suivi d’un accompagnement de 6 mois.

3) PrEP (Pré-Exposition Prophylaxie)

La PrEP est une bithérapie consistant à prendre un antirétroviral avant et après une relation sexuelle à risque ou pas. Il est recommandé pour une part de la population sexuellement active, dont la prévalence du VIH est assez élevée. Par exemple, ce constat est observé chez les homosexuels masculins qui sont parmi les plus exposés au virus du SIDA.

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