Bordel de fin d’année à Antananarivo : quand est-ce que ça va finir ?3 minutes de lecture

behoririka antananarivo

Comme à l’accoutumée depuis quelques années, Antananarivo est devenue une ville bordélique à l’approche des fêtes de Noël et du Nouvel An. Les marchands ambulants règnent en maître sur les trottoirs et les rues du centre-ville, engendrant des embouteillages monstres, insalubrité, mais également agacement et frustration de la population. Quand est-ce cette gabegie va prendre fin ? Quelles mesures va prendre le nouveau maire d’Antananarivo ?

 

Antananarivo, la bordélique

Marasme économique oblige, nombreux sont les Malgaches qui se lancent dans le commerce, parfois informel. Les fêtes de fin d’années constituent une occasion pour faire plus de chiffre. Certains opérateurs économiques ont flairé le business et ont créé les « bazars de Noël ». Pour Antananarivo, son marché de Noël se tient tout le long de l’avenue de l’Indépendance, à Analakely. La plus célèbre artère de Madagascar est devenue un grand marché à ciel ouvert où vendeurs de vêtements, de chaussures, d’accessoires de mode côtoient les bars, les gargotes et les stands de jeux. Bref, c’est la foire à Analakely.

Behoririka, Isotry et Ambodin’Isotry ne sont pas en reste. Les piétons et les automobilistes peinent à se frayer un chemin, la chaussée et les trottoirs étant littéralement envahis par les marchands ambulants. Une situation qui provoque actuellement des embouteillages monstres un peu partout à Antananarivo. Mais pas seulement. Elle engendre également la frustration et l’agacement du plus grand nombre. S’il faut passer par le centre-ville, il faudra suivre la cadence de la circulation et patienter des heures dans les bouchons.

La saleté laissée par les marchands ambulants
La saleté laissée par les marchands ambulants.

Le problème ne s’arrête pas au niveau des embouteillages, il va bien au-delà. Il y a aussi la question de la salubrité. Les marchands ambulants provoquent en plus de la saleté avec leurs déchets de toutes sortes : cartons, bout de tissus, plastiques, excréments de volailles… Sans aucune volonté de nettoyer après leur passage. En somme, pour le centre-ville d’Antananarivo, fête peut rimer avec insalubrité.

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On attend beaucoup du nouveau maire d’Antananarivo ?

Au fil des années et jusqu’à présent, la CUA n’a pris aucune mesure palpable. Il semble même que les dirigeants de la première ville de Madagascar cautionnent le bordel.

Puisque beaucoup de Tananariviens, mais pas seulement, se plaignent de cette gabegie, le nouveau Maire se doit de trouver une solution radicale. Il pourrait par exemple être plus que ferme dans l’application du fameux : « les marchés pour les marchands, les trottoirs pour les piétons et la chaussée pour les automobilistes ». Il pourrait aussi trouver un autre lieu pour le traditionnel « Bazar de Noël » et y placer en même temps les marchands ambulants.

Si l’équipe sortante de la CUA n’a pas su faciliter la vie quotidienne des Tananariviens pendant les fêtes de fin d’année, espérons que la nouvelle va faire de son mieux.

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