Les dérives du féminisme à Madagascar : une idéologie dérisoire7 minutes de lecture

Les dérives du féminisme à Madagascar : une idéologie morbide

L’expérience de nombreux pays occidentaux a montré que le féminisme post-moderne constitue une plaie dans le monde. Si auparavant, cette doctrine préconisait l’égalité entre sexes, aujourd’hui il ne s’agit plus que d’une doctrine en déperdition, un projet politique morbide de transformation des structures sociales, de catégories de pensée et de comportements individuels.

À Madagascar, l’idéologie féministe n’est pas près de percer. Et pour cause, les valeurs féministes sont loin d’être compatibles aux valeurs du pays et les Malgaches l’ont bien compris. D’autant plus que la Grande Ile est d’ores et déjà une société matriarcale qui accorde une grande place à la valeur de la femme.

Contexte

Les femmes malgaches représentent 50,2 % de la population. Dans cette société qualifiée de matriarcale, les ratifications de conventions relatives à la promotion de l’égalité femme-homme sont aujourd’hui pléthoriques.

Depuis les années 2000, le pays dispose déjà d’une Politique Nationale de Promotion de la Femme qui a pour objectif de « lutter contre les violences faites aux femmes et aux adolescentes ».

Fin 2019, les députés ont adopté une loi sur les VBG (Violences basées sur le Genre), notamment les violences sexuelles, physiques et psychologiques exercées au sein de la famille.

Du point de vue légal, les droits de la femme à Madagascar ont donc beaucoup évolué. Elle jouit de plus de liberté, dans la manière de gérer sa vie, que ce soit professionnellement ou personnellement.

En politique, du temps de la royauté, la femme malgache a pris une place prépondérante au sein du pouvoir. Parmi ces reines d’exception, on peut citer les Ranavalona I, II, et III dans l’Imerina et Ravahiny, Tsiomeko, Tsiresy dans le Boeny et dans le nord. L’analyse de la nature du pouvoir exercé par ces souveraines permet ainsi d’avancer que la société malgache ne fait pas obstacle à l’accès de la femme au pouvoir. D’ailleurs, notons que la parité au sein du gouvernement malgache est respectée.

Grâce à un tel cadre juridique et institutionnel, les inégalités du genre se sont alors minimisées bien qu’un faible pourcentage (16 %) de femmes malgaches subisse encore des violences (conjugales, viols, incestes…) au cours de sa vie. Cependant, lorsqu’on regarde les chiffres de plus près, on constate que le concept de violence a été déployé à l’extrême et il implique même les remarques désagréables et les tensions conjugales.

Tous ces éléments nous prouvent que le droit de la femme est bel et bien respecté à Madagascar et que les courants néoféministes de l’occident n’ont rien à faire dans le pays.

Qu’est-ce que le féminisme ?

Le courant féministe occidental se subdivise généralement en 5 grands groupes :

  • Le féminisme égalitaire (ou libéral): c’est le courant qui s’est élevé contre l’inégalité des sexes et la discrimination des femmes. Il vise à améliorer les conditions des femmes, favoriser leur accès aux postes de pouvoir, lutter pour l’équité salariale…
  • Le féminisme universaliste: il est basé sur le fait que l’infériorisation des femmes est un phénomène universel, résultat de l’oppression patriarcale.
  • Le féminisme différentialiste (essentialiste): ce courant qui est certainement le plus répandu se base essentiellement sur la différence entre l’homme et la femme et donc sur leur complémentarité. Une telle position les conduit souvent à s’attirer les foudres des féministes radicales. C’est la raison pour laquelle la plupart des féministes différentialistes ne veulent pas s’identifier comme féministes.
  • Le féminisme intersectionnel: plus inclusif, il englobe les personnes qui luttent contre les différentes oppressions : sexisme, racisme, validisme…
  • Le féminisme radical: Le féminisme radical ne parle que d’oppression des femmes et de patriarcat. Les féministes de ce mouvement usent d’une autovictimisation constante pour arriver à leurs fins. Le féminisme radical, aussi appelé féminisme extrémiste, rejette totalement la vision essentialiste des féministes différentialistes.

Hormis la première vague de féminisme (égalitaire) et le féminisme différentialiste, les autres courants féministes sont problématiques à de nombreux égards. C’est d’ailleurs ce que nous allons développer dans les lignes qui suivent.

Les dérives du féminisme à Madagascar : une idéologie morbide

Le féminisme ou comment certaines minorités cherchent à détruire la structure sociale malgache

Les récentes violences sexuelles sur mineur(e)s, qui ont secoué le pays, ont contribué à propulser à une plus grande échelle un discours féministe sur les réseaux sociaux selon lequel les hommes seraient tous des violeurs. En renvoyant toutes les femmes au statut de victimes et tous les hommes à celui de prédateurs, le féminisme véhiculé par les féministes malgaches risque de creuser encore plus le fossé entre les sexes.

Le but de ce dossier est d’analyser ce phénomène en s’attardant sur les discours de ces activistes 2.0.

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L’année 2020 a connu plusieurs manifestations de ces groupes, principalement sur les médias sociaux. Ces féministes donnent l’impression de former un mouvement alors qu’elles sont peu nombreuses. Leurs actions soutenues pour chercher la popularité à travers les médias, particulièrement Internet, donnent l’impression qu’elles sont plus importantes que dans la réalité. Leur premier cheval de bataille se base sur les revendications concernant le droit d’avortement.

Il importe de préciser que les féministes partent du postulat selon lequel le droit de la femme est totalement bafoué dans la Grande Ile. Suivant ce constat, les femmes seraient sujettes à des discriminations. Plusieurs vont jusqu’à dire qu’elles subiraient un système patriarcal. Or, Madagascar est connu dans le monde entier pour son système matriarcal où la femme joue un grand rôle dans la société. De fait, non seulement ces féministes se voilent la face sur la réalité sociale à Madagascar, mais tentent souvent de ramener certains faits divers à leur avantage. Leur féminisme met l’accent sur la victimisation de la femme, ce qui implique une vision de l’homme comme un bourreau.

Féminisme en déperdition : un discours de plus en plus radical

Les féministes malgaches s’expriment principalement derrière leur écran en exhibant une misandrie plus en moins assumée. Leurs discours reposent sur des stéréotypes de genre, voire des messages de haines.

Les dérives du féminisme à Madagascar : une idéologie morbide

La rhétorique anti-patriarcat est au cœur de leur propos, les hommes semblent représenter pour elles une menace aux privilèges dont elles bénéficient déjà. Les féministes appuient leur action sur 2 principes idéologiques :

Celui de nier la complémentarité homme-femme (qui serait une pure invention du patriarcat) : elles refusent la théorie essentialiste (pourtant véhiculé par leurs sœurs) basée sur la différenciation naturelle des femmes et des hommes.

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Et celui de la lutte contre la domination masculine (ces femmes étant persuadées qu’elles vivent dans une société où l’homme est privilégié à tous les niveaux, ce qui conduit à des discriminations). Ainsi, le féminisme qu’elles portent ne se positionne plus sur la lutte contre l’inégalité homme-femme (en partie atteinte), mais sur la déconstruction de la société.

Online shaming, anti-religion et anti-culture

Sur le web, et principalement sur les réseaux sociaux, ces femmes échangent entre elles. Elles vont même jusqu’à lancer des raids, des attaques virtuelles contre les influenceurs, les personnalités ou les politiques malgaches qui n’adhèrent pas à leurs idéologies destructrices.

Les dérives du féminisme à Madagascar : une idéologie morbide

Selon ces activistes, le droit des femmes n’est pas compatible avec la religion et la culture. Ainsi, elles pensent que les valeurs culturelles et la religion doivent être supprimées pour arriver à l’émancipation complète de la femme et à l’instauration réelle de l’égalité entre les hommes et les femmes.

Le mot de la fin

Les féministes radicales malgaches cherchent à s’inspirer du modèle occidental, non pas celui du passé où la recherche de l’égalité était vitale, mais tel qu’il est aujourd’hui : à savoir un néoféminisme au bord de l’implosion qui ne cesse d’essuyer les critiques. Forte heureusement, la plupart des Malgaches sont loin d’adhérer à ce concept.

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