Fléau : la prostitution des mineur(e)s à Madagascar

Madagascar est l’un des pays les plus pauvres du monde. 92% de la population vivent avec moins de 1,5 euro par jour. C’est dans ce contexte que se développe un fléau : la prostitution des mineur(e)s. Zoom sur ce phénomène de société à travers une enquête de l’émission « Investigatiôn » de France Ô.

Que ce soit à Nosy Be, à Antananarivo ou dans les autres régions de la Grande Ile, de plus en plus de mineur(e)s se lancent dans la prostitution, au vu et au su de tout le monde, parfois avec la « bénédiction » de la famille. Face à cette situation, les autorités restent inertes et semblent impuissantes.

Nosy Be, le paradis des touristes sexuels

Derrière son image de carte postale, Nosy Be est l’eldorado des « amateurs de chairs fraîches » et des touristes peu scrupuleux. Selon l’émission « Investigatiôn », une jeune nosybéenne sur 4 se prostitue. Face à l’afflux de touristes et à la précarité due à la pauvreté extrême, des adolescentes préfèrent abandonner les bancs de l’école pour se prostituer. Et tout cela, pour une passe à 5 000 ariary (environ 2 euros). Elles sont parfois poussées par leur famille. Si certaines exercent le plus vieux métier du monde pour survivre, d’autres espèrent un avenir avec leurs clients étrangers. À Madagascar, être marié(e) à un(e) « vazaha » (étranger blanc) est en effet synonyme de réussite sociale.

Antananarivo : prostitution aux multiples facettes

La situation des adolescentes nosybéennes et celle des tananariviennes est la même. La pauvreté manifeste pousse la majorité à monnayer leur corps. À part la prostitution de rue, de jour ou de nuit, certaines mineur(e)s cherchent des clients sur les réseaux sociaux et notamment sur Facebook.

Même si le proxénétisme est interdit par la loi, des maisons closes salons de massages fleurissent un peu partout à Antananarivo. Les gérants de ces établissements peuvent même proposer des jeunes filles d’à peine 15 ans, si c’est le souhait du client. Une véritable exploitation de l’homme par l’homme.

Annonce d’une “masseuse”

Ne pas garder les bras croisés

Face à cette déplorable situation, heureusement des organismes réagissent.

Pour le cas de Nosy Be, le Réseau pour la Protection de l’Enfance fait une campagne de sensibilisation pour conscientiser les Nosybéens sur le danger et l’illégalité de la prostitution des mineurs. L’Office du tourisme local s’engage quant à lui avec les établissements hôteliers de l’ile pour leurs faire signer un code de conduite visant à lutter contre l’exploitation sexuelle des enfants. Jusqu’à présent, plus de 250 établissements de Nosy Be se sont engagés dans ce sens.

À Antananarivo, des associations locales et internationales réagissent également. Toutes font une campagne de sensibilisation et de conscientisation. Leurs actions sont aussi accompagnées de campagnes de lutte contre les MST et le VIH Sida.

Une mineure proposée à un client dans un “salon de massage”.

Les autorités inertes ou dépassées ?

La prostitution des mineurs semble banale et habituelle à Madagascar. Même les autorités peinent à endiguer le fléau.

Certes, des contrôles des bars, des karaokés et des hôtels de passe existent, mais ces mesures sont largement insuffisantes en constatant le développement malheureux de la situation.

Pour éradiquer la prostitution des mineur(e)s à Madagascar, chacun doit agir à son niveau que ce soit les autorités ou encore la Société.

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1 Comment

  • j’ai du mal a comprendre comment ces filles peuvent passer des annonces sur tel ou tel type de journal qui ont peut etre existé mais qui aujourd’hui ne sont plus autorisées ! fakenews ? difficile a comprendre pour etre resident a madagascar et ne pas connaitre alors quelle est cette desinformation ?!

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