La pauvre mentalité des Malgaches, frein au développement6 minutes de lecture

La pauvre mentalité Malgache, frein au développement

MENTALITÉ MALGACHE – Madagascar était autrefois prospère. La royauté malagasy était emblématique. Les coutumes étaient respectées. On parlait de ses artistes (en l’occurrence les Surfs) dans le monde entier. L’exportation de la vanille battait son plein… mais qu’en est-il aujourd’hui ?

Hélas, Madagascar, cette terre tant chérie de nos Ancêtres, a changé. Le monde, quant à lui, continue d’aller mieux. La Chine s’est métamorphosée, passant d’un pays gangréné par la corruption à une puissance mondiale. Maurice, ce petit territoire perdu au beau milieu de l’océan Indien, est aujourd’hui au sommet de sa forme économique.

Nous, les Malgaches, sommes aveuglés par notre chauvinisme, alors que leur culture n’existe quasiment plus. Nos apports artistiques sont médiocres si bien que les jeunes d’aujourd’hui ne s’intéressent plus qu’aux tendances venant de l’extérieur. 

Mais pour quelles raisons ? Pourquoi notre culture tend à disparaitre ? Il s’agit bien évidemment d’une question de mentalité !

La « Moramora » attitude

La Grande Ile, l’Ile rouge, le pays des lémuriens… voilà autant de périphrases pour désigner Madagascar. Mais sachez que « le pays du Moramora » en fait également partie. « Moramora » se traduit littéralement doucement.

Cette expression, inventée par les « vazaha », sous-entend une connotation péjorative lorsqu’on fait référence à la manière de vivre ou de travailler des Malgaches : procrastination, laisser-aller, lenteur, laxisme, flexibilité temporelle, insouciance…

La famille, le pire ennemi du Malgache

Ceux qui vivent à Madagascar ont pu remarquer les ravages du parasitisme social dans notre communauté. Le Malgache doit véhiculer les valeurs du « Fihavanana » et se doit ainsi d’être solidaire avec sa famille. Mais en réalité, il est rançonné par ses parents, ses cousins et ses frères dès qu’il semble atteindre un certain niveau de vie. Ici, on ne parle plus d’entraide, mais bien d’extorsion de fonds sous le regard bienveillant de la communauté. Sachez que la plupart des Malgaches subissent ce genre de drame au quotidien, s’en plaignent continuellement, mais n’osent dire « non » par peur de l’opprobre et du « tsiny ».

Article connexe : Madagascar est riche, mais pourquoi les Malgaches sont pauvres ?

La haine des riches, de la jalousie non avouée

Un mal bien malgache : la haine du riche, toujours perçu comme mauvais, profiteur et voleur. La richesse de son frère ou de son cousin soulève l’indignation ou plutôt de la jalousie. Dès qu’on dépasse le salaire de 2 millions d’ariary mensuels, on devient suspect. On nous traite de « mpanao afera maizina » ou de « trafiquant de bois de rose ». C’est dire combien les Malgaches jalousent la réussite sociale de ses concitoyens. Quand on admire les beaux véhicules à l’étranger, on raye avec un clou un beau 4×4 à Madagascar.

Mentalité malgache : vouloir, vouloir… sans agir !

Aujourd’hui, les Malgaches veulent et exigent ! L’esprit de revendication sans vouloir faire des efforts est depuis peu ancré en nous (« miandry mana milatsaka avy any an-danitra »). Tout le monde se plaint et souhaite du changement pour le pays, mais rechigne à passer aux actes.

Les rares personnes qui veulent faire bouger les choses sont traitées comme des bêtes de foire par des « idiots », qui refusent d’agir par paresse idéologique. C’est ainsi qu’à force de ne rien faire, le pays reste empêtré dans sa pauvreté économique et intellectuelle.

L’inaptitude des écoles à instruire un élève

Les établissements d’enseignement publics à Madagascar sont incapables d’instruire les élèves, c’est un fait. Combien de ces étudiants savent écrire correctement en malagasy ou en français ? Aujourd’hui, la plupart des diplômes ne s’obtiennent plus après plusieurs années de dur labeur, mais s’achètent (bien sûr par ceux qui ont en les moyens) et malheureusement, les entreprises malgaches continuent de les réclamer.

À Madagascar, un autodidacte n’a presque pas de chance d’être embauché en entreprise. Il verra un emploi lui passer sous le nez au profit de quelqu’un sortant d’une université privée, mais qui pourrait ne pas comprendre la définition du mot « leadership ». On lui préfèrera un titulaire de Master qui ne bénéficie pas d’un esprit visionnaire. On mettra en avant un ingénieur diplômé qui se faufilera dès lors où une proposition plus alléchante se présentera.

Tout ça pour dire que le niveau intellectuel des Malgaches est en déclin.

Article connexe : Comment sortir Madagascar de la pauvreté ?

Ici, la loi est instaurée pour être violée

Madagascar est au bord de l’inflation législative alors que sa population, son administration et surtout son gouvernement détiennent le record de violation des lois. Dans ce pays, il faut savoir violer les lois et tricher, c’est-à-dire prendre des raccourcis, pour pouvoir survivre.

Toujours la faute au gouvernement !

Baver, dénigrer, médire… que celui qui n’a jamais déversé son fiel sur le gouvernement lève la main ! Le prix du carburant qui monte en flèche, l’inflation, la paupérisation du pays… ce n’est pas la faute aux Malgaches, mais bien à l’État. Que nenni ! D’ailleurs, cette tendance a pris une ampleur considérable depuis l’avènement des réseaux sociaux. Les persifleurs de tout poil voient, effectivement, en ces plateformes le lieu idéal pour brûler le gouvernement.

Bref, il y aura toujours des personnes pour dire que le gouvernement est responsable de tout, mais pas eux. Seulement, nous oublions qu’en théorie, notre pays est censé être une démocratie. Et comme l’a si bien dit Joseph de MAISTRE (1753-1821), « Toute nation a le gouvernement qu’elle mérite.»

La mentalité malgache constitue une entrave au développement

Si Madagascar est devenu un pays que ses citoyens rêvent de fuir, c’est parce qu’ils ont en fait une ruine. Notre nation touche le fond. Et les coupables, c’est nous ! C’est notre mentalité malgache qui nous a conduits à ce désastre.

Nous sommes responsables de notre propre malheur. Il serait donc primordial d’agir rapidement en commençant par changer notre mentalité pour reprendre notre situation en main avant que Madagascar obtienne le titre du « Pays le plus pauvre du monde ». Notez que nous sommes déjà à la 4e place.

Article connexe : La prostitution des mineurs à Madagascar !

Comment changer la mentalité malgache ?

Madagascar est malade tout simplement parce que le Malgache est malade. Un mauvais potager ne peut produire de bonnes récoltes. De même, le Malagasy avec une piètre mentalité ne peut développer son pays.

Nous, c’est-à-dire la population et le gouvernement, devons investir dans l’éducation, car la force d’une nation se trouve dans les générations. Mettre en place un système éducatif, fondé sur le développement personnel et en adéquation aux réalités actuelles, constitue la seule solution pour nous sortir de ce pétrin.

Bien que changer de mentalité demande énormément de temps et d’effort, cela reste possible. Alors, si vous voulez un lendemain meilleur pour Madagascar, prenez conscience de ce mal afin de le couper à la racine.

Pour lire la version malagasy, cliquez ici

15 Comments on “La pauvre mentalité des Malgaches, frein au développement”

  1. Resaka omby no lasa aloan’ny sarety ilay izy, fa vazaha anga ny manoratra ary nataony ho an’ny vazaha ny tiany ho lazaina amin’ny teny frantsay fa tsy teny gasy

  2. Ce qui préserve Madagascar, c’est justement sa culture, notamment le fihavanana et cette relation particulière au temps, le moramora. Non, le monde ailleurs ne va pas bien. Il fonce tête baissé dans le mur : la Chine a détruit son territoire à force de surexploitation, c’est une des raisons qui la pousse à venir exploiter les terres et les eaux Malgaches. Idem pour l’Europe, dépendante de l’Afrique pour ses matières premières et qui en outre connait un taux de chomage exponentiel et, actuellement, un baisse de l’esperance de vie. Quant à Maurice son développement « tout tourisme » la fait directement dépendre des économies étrangères. Madagascar va doucement, c’est vrai. Et tant mieux. Le problème de la mentalité existe néanmoins. La mentalité du suivisme : vouloir faire comme les autres nations, à tout prix, sans discernement, comme l’illustre à merveille cet article bas de gamme et sans fond.

  3. Sitrakay tokoa raha mba adikanareo @ teny malagasy ny lahatsoratra. Izahay malagasy maro an’isa mantsy no tena voakasika sy resahina eto.

  4. « …Maurice au sommet de sa forme economique… »
    Mort De rire…Maurice est un Etat fasciste,mafieux…SURENDETTE…
    Maurice c’est un chateau de cartes sans fondations qui va bientot s’ecrouler…Maurice n’est pas un exemple…
    Attention a l’illusion…1er pays d’Afrique consommateur d’opuacées…une société de parvenus sans education,humanisme…
    Le pays du « bling-bling »…

  5. Miarahaba antsika ,
    Raha ny tantara niainana tsy ela raha ny fijeriko sy izay nozakaiko dia afaka manambara tsy ampisalasalana aho fa ny fitondrana tamin’ny andro’atoa Didier Ratsiraka no manana andrikitra lehibe amin’ny fanimbana an’i Madagasikara sy ny mahatonga izao toerana misy azy izao amin’ny lafiny rehetra. Ny fanabeazana no zava-dehibe indrindra raha tiana handroso ny vahoaka na aiza na aiza tany misy azy fa nandritra ny fitondran’io filoha io dia navily lalana izany fanabeazana izany izay sady tsy mifanaraka tamin’ny mahamalagasy no namono tanteraka ny saina tia mikaroka sy mitady. Noindraindraina tamin’izay fotoan’andro izany ny fijery TOKANA sy ny fanampempoina ara-korotoraly koa tsy mahagaga raha toy izao ny firenentsika. Ireo vahoaka amin’izao fotoana izao dia voataiza tamin’izany fomba izany ka mila harenina satria ny fiarahamonina koa dia mivoatra manaraka ny fiaina’izao ntontolo izao. Aoka isika tsy ho kivy fa mety hanafaingana izany fandrosoana izany ny haitao sy ireo tambajotra ara-tsosialy amin’izao fotoana izao. Misaotra tompoko

    1. Mampalaelo mihitsy ilay commentaire.
      Tsy maintsy hoe mitady coupable ve rehefa misy olona tena sahy milaza ny tena marina.
      Tsy maintsy hoe mahita kianina amin’ny resaka teny nampiasaina hoe ataovy amin’ny teny malagasy fa tsy teny frantsay, amiko ny teny frantsay no mora hilazana ny tena ao am-po.
      Tsy mba manaiky izany mitsy hoe diso ny tsirairay ary minia mikipy ny tena marina angamba fa mahita lazaina amze économie an Chine sy Maurice,… nefa dia hita izao fa dia marina no teneniny fa tsy zakan’ny sain’ny sasany fotsiny de ny ambopo no atao diso toerana.

  6. Je ne sais pas qui c’est qui a écrit l’article mais je suis d’accord à 100%, total, complet avec lui et je veux lui passer mon appréciation de son article.

    La mentalité, l’excès du patriotisme (chauvinisme) qui mène à je ne sais pas quoi (et je connais tellement de gens pareil lol), l’attitude qui veux faire le moins d’effort possible mais espère le plus de résultat, tout ce qui est riche est lié au côté négative ou pire même démoniaque (encore mentalité).

    C’est le vrai blocage. Il y aura encore quelqu’un qui va blamer l’économie ou les dirigeants, alors que tout cela n’est pas la prioritaire.

    Bien sur, l’article ne s’adresse pas à tous les malgaches mais pour la majorité oui.

    Et d’ailleurs, je viens de parler avec une autre malgache qui m’a dit de lire les commentaires pour prouver ce que l’article raconte. (juste lol)

    Je voudrais bien communiquer avec la personne qui a écrit l’article.

    Beau travail!

    Contacter moi sur mon email: nosymickael@gmail.com

  7. Le siècle dernier les exportations se portaient avec le riz, la vanille et aussi le miel qui était la 3eme exportation de Madagascar. 38000 tonnes exportés dans les années 30-40…

    Et aujourd’hui c’est 400 fois moins 😥 car les miels ont été adultérés avec de l’eau et du sucre à tel point que la grande île a été interdite d’exporter durant 60 ans, et que Madagascar a subi l’embargo européen en 1997 durant près de 15 ans.

    Merci à l’AFDI et autres bailleurs comme GIZ helvètas afin de former les apiculteurs. Chez SSM nous fournissons ruches et outils et formation afin de relancer la filie apicole fortel porteuse et vecteur de protection de l’environnement. Ne laissons pas les mentalités gâcher la filière

  8. L’article n’est pas signé. Pourquoi donc? L’auteur n’assume-t-il pas ses hypothèses ?
    Si l’auteur est malgache c’est qu’il donne déjà l’exemple de ce qu’il vient d’écrire.
    Si l’auteur est français, ce n’est pas étonnant pour un colonisateur.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *