« Ny tokantrano tsy fihafiana ». Ne vous mariez pas trop vite et trop jeunes !4 minutes de lecture

« Ny tokantrano tsy fihafiana ». Ne vous mariez pas trop vite et trop jeunes !

Suite au buzz de ces derniers jours sur Facebook concernant le décès de Tahisy et de l’enfant qu’elle portait ainsi que son compagnon supposé être violent et adultère, nous tenons à apporter notre part de brique pour mettre essentiellement les jeunes femmes face à la réalité, parfois loin du standard social malgache.

Clin d’œil donc à ces jeunes demoiselles : voici quelques questions à se poser avant de sauter le pas et s’engager dans un mariage.

Êtes-vous vraiment prête ?

Ne vous mariez pas tant que vous n’êtes pas prête. Avez-vous assez de bagages pour vivre votre vie d’adulte en tant que femme mariée ? Est-ce que vous êtes prête psychologiquement ? Avez-vous les moyens nécessaires pour être vraiment indépendante ? Voilà autant de questions qu’il faut se poser et répondre avant de se lancer dans le mariage.

Connaissez-vous bien votre conjoint ?

Avant de faire le grand saut, assurez-vous de bien connaître contre conjoint, surtout ses côtés les plus sombres. Est-il violent ? Est-il un alcoolique ? Est-il volage ? Est-il un drogué ? Quels sont ses complexes ? Quel est son passé ? Quelle est sa vraie personnalité ?

Ainsi, vous pouvez peser le pour et le contre et décider si c’est l’homme qu’il vous faut. Le mariage n’est pas seulement une question d’« amour », mais aussi de compatibilité.

« Ny tonkantrano fihafiana » ou pas ?

Nous, les Malgaches, avons un adage qui dit « Ny tokantrano fihafiana ». Cela se traduit « dans le mariage, il y a beaucoup à supporter ». Certes, il y a une part de vérité dans ces propos, cependant, il faut mettre des limites à ce que vous allez tolérer.

Si votre conjoint, une fois dans le mariage, montre son vrai visage, vous roue de coups, s’adonne à l’infidélité… Allez-vous encore rester et faire comme si de rien était parce que « ny tokantrano fihafiana » ? À vous de bien réfléchir sur ce qui vous êtes prêt à supporter.

Quid du « fiarahamonina » et les qu’en-dira-t-on ?

C’est une des plus grandes faiblesses des Malgaches, la peur du qu’en-dira-t-on. D’ailleurs, c’est compréhensible puisque la société malgache est une société qui aime généralement porter des jugements sans rien comprendre.

Si vous voulez vraiment être heureuse, il faut dépasser cette appréhension du regard et des jugements des autres. Votre mariage ne concerne que vous. D’ailleurs, quoi qu’il advienne, que votre mariage soit une réussite ou un échec, la société sera toujours là pour apporter son point de vue sans que vous l’ayez demandé.

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Avez-vous pensé à l’avenir de vos enfants ?

Puisque le « tokantrano fihafiana » et que vous avez peur du « vavan’ny fiarahamonina », vous avez décidé de rester dans votre foyer. D’ailleurs, les Malgaches aiment bien dire « ny zaza tsinjovina e ! », c’est-à-dire : pensez aux enfants.

Justement, avez-vous pensé aux enfants ? Vous vous êtes déjà posé la question s’ils seront heureux dans un ménage où le père et la mère se disputent tout le temps ? Quelles images seront imprimées dans leur mémoire quand ils verront papa battre maman ?

Pensez à l’épanouissement psychologique de vos enfants !

Le célibat est-il vraiment synonyme d’échec ? Pas vraiment !

Il n’y a pas de mal à être seule. D’ailleurs, il vaut mieux être seule que mal accompagnée. Beaucoup de jeunes femmes préfèrent subir les violences conjugales que de quitter leur conjoint juste par peur de rester seule et devenir ainsi mères célibataires.

Pourquoi ne pas être financièrement indépendante ?

De nos jours, de plus en plus de femmes ont une activité professionnelle pour subvenir à ses besoins. Ainsi, en cas de séparation, elle aura les moyens de prendre un nouveau départ.

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Osez parler, prendre des conseils…

Toujours à cause du « tokantrano fihafiana », beaucoup de jeunes femmes ont honte de parler de leurs problèmes conjugaux. Elles n’osent pas parler de ce qu’elles vivent au quotidien, convaincues d’être en partie la source de leur drame. Ce type de comportement n’est pas une marque de faiblesse de caractère, mais bien un signe de désarroi profond. Se confier à un proche ou à un membre de la famille peut être une démarche parfois salvatrice. Osez parler, prendre des conseils… et prendre après les bonnes décisions.

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